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# Posté le samedi 13 juin 2009 05:36

Etreintes Brisées

Etreintes Brisées
De Pedro Almodovar (Tout sur ma mere, Volver), avec Penélope Cruz (Vanilla sky, Vicky Cristina Barcelona), Lluis Homar (La Mauvaise éducation, Un château en Espagne), Blanca Portillo (Les Fantômes de Goya, Capitaine Alatriste)...

Tout commence sur des images capturées. Celles de doubleurs lumières, très vite remplacés par Penelope Cruz et Lluis Homar. Pedro Almodovar filme-t-il les acteurs ou les personnages ? Etreintes Brisées, selon son concepteur, est avant tout une déclaration d'amour au cinéma. Almodovar rend hommage, (se) questionne, illustre sa vision du 7e art. Penelope Cruz y est toujours magnifique et magnifiée.
On assiste au début à une sorte de version ibérique de Mullholand Drive. C'est que ce film regorge de genres et de références. Le mélodrame, le film noir, Audrey Hepburn, Voyage en Italie, Femmes au bord de la crise de nerfs... Seulement voilà, la recette Almodovar semble affadie par une mise en scène devenue trop coutumière et qui ne renvoie qu'à un lourd sentiment de longueur durant ces deux heures et sept minutes. Le film explose dans tous les sens, donnant un goût amer de déjà vu (que l'on n'a plus vraiment envie de revoir) sans laisser la place aux réelles émotions que devraient procurer toutes ces références. Ce cinéma efféminé, conçu, il est vrai, avec une subtilité dont le réalisateur espagnol a le secret, agace plus qu'impressionne. Les clichés s'enchaînent, se superposent, mais ne permettent pas au récit de sensibiliser le spectateur. La cécité d'un réalisateur, le making-of Voyeur, les frontières et limites entre l'objet filmique et la réalité... Tant d'éléments honorables mais qui s'essouflent vite, affaiblis par une narration latente. Almodovar se déchaîne toujours autant sur ses lieux et sur ses personnages, insistant sur des inserts corporels ennuyeux et, encore une fois, plonge le spectateur dans une redite stéréotypée.
Etreintes Brisées dresse un concept intéressant : le film dans le film, mais valsant cette fois-ci entre matière et métaphore. Malheureusement, la vision que je me fais du cinéma n'est pas celle de Almodovar. Tout est question d'inspiration...
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# Posté le lundi 01 juin 2009 07:05

Looking For Eric

Looking For Eric
De Ken Loach (Sweet Sixteen, Le Vent se lève), avec Eric Cantona (La Vie est à nous!, Le Deuxième souffle), Steve Evets, Stephanie Bishop...

Eric Cantona est une légende du football. S'il est connu de tous dans l'Hexagone, c'est à Manchester qu'il est le plus adulé, tel un roi, d'où son surnom, the King.
Rien ne laissait prévoir cette collaboration si surprenante entre l'ancien Red de United et Ken Loach, réalisateur engagé du Vent se Lève (Palme d'or 2006). Pourtant, le film est bel et bien un pur produit de son concepteur. Le personnage principal, Eric lui aussi, est facteur. Il élève seul ses deux beau-fils, des petits branleurs qui enchaînent les boulettes. Eric est désorienté. Depuis toujours. Il a laissé tomber son amour de jeunesse et ne sait plus réellement ce qui le motive. Il va alors faire une rencontre improbable. Alors qu'il parle au poster de son idole, Eric Cantona donc, le King lui répond. Il est là, de chair et d'os, assis sur une chaise, et pas sur un trône. Eric n'est pas fou, il cherche juste conseils, comme certains ont besoin d'un dieu, d'un être modèle qui veille sur eux, tel un ange-gardien. Cantona n'est pas une hallucination, il n'est qu'un éclaireur. Pour Eric, comme pour tous ses amis mancuniens. Ces mêmes amis qui allient Jésus et le King dans un chant de supporters, qui ne font plus qu'un sous les masques à l'effigie de leur idole, qui se réunissent en invoquant, telle une secte, leur modèle (en l'occurrence, Eric pour Eric). Un sentiment de mysticisme plane...
Ken Loach signe son film le plus singulier, sans délaisser son cinéma. En inscrivant son récit à Manchester, ville d'ouvriers où le football est roi, le réalisateur anglais est plus que jamais sur le front du populaire. Steve Evets incarne un Eric touchant, tandis que le second Eric, Cantona, amuse, apaise et se prend au jeu du modèle en toute humilité, sans jamais trop en faire.
On assiste avant tout à un film sur l'amitié, et à sa première valeur, la solidarité. Chacun se sert les coudes, oubliant la morosité du présent. Leurs rapports, et ceux entre les deux Eric, sont ceux de milliers de supporters face à leur équipe. Pas d'hooligans ici, juste la chaleur du public anglais, le meilleur du monde, prêt à tout pour divertir, et rassembler. Chez Ken Loach, l'union fait toujours la force...
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# Posté le samedi 30 mai 2009 13:18

Dégaine ton Zboub

Voici une petite publicité pour une association qui lutte contre le pipi au lit.
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# Posté le lundi 11 mai 2009 06:02

Top 10 2008

1) Cloverfield
2) The Dark Knight, Le Chevalier Noir
3) Two Lovers
4) Into the Wild
5) [Rec]
6) Vicky Cristina Barcelona
7) No Country for Old Men – Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme
8) Deux jours à tuer
9) Juno
10) Mesrine : L'Ennemi public n°1

L'aberration de l'année : Rise

Le film que j'attends le plus pour 2009 : Inglourious Basterds

# Posté le dimanche 08 février 2009 09:47